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      Un synode pour l’église en Amazonie

Un synode pour l’église en Amazonie

Notre opinion publique, au cours de ce Synode, aura été sensibilisée aux questions posées à propos des ministères dans l’Église : la responsabilité des femmes dans les communautés, le diaconat, la possibilité d’ordonner prêtres des hommes mariés.


Questions pointues, et même polémiques, dont on pressent que si, aujourd’hui, elles sont réfléchies en Amazonie, elles concernent ou concerneront toute l’Église.
Mais il ne faudrait pas que ces thèmes-là occultent d’autres réalités vécues au cours de ces trois semaines d’assemblée et qui sont sans doute autant « explosives ».
Mgr Lafont, évêque de Guyane française (puisque l’Amazonie est aussi pour part française) écrivait : Je suis heureux que l’Église se soit mise à l’écoute de ce que les peuples de la forêt vivent et pensent. Qu’on écoute enfin la façon dont ils racontent leur histoire et la façon dont ils ont vécu l’évangélisation depuis quatre siècles qui n’est pas notre façon de raconter leur histoire.

C’était la volonté du Pape de permettre aux intervenants d’exprimer ce que sont leurs peuples : leur sagesse, leur culture, leur spiritualité, faites aussi de relations vivantes avec la terre, l’eau, la forêt. Il est temps, écrit encore Mgr Lafont, que l’Eglise accueille une autre manière de dire la foi, de concevoir spirituellement la vie et la Vérité.

Faudra-t-il que cette culture imprègne aussi la liturgie ? Comme il y a eu un rite zaïrois, y aura-t-il un rite amazonien ou indien ? Ce sont des questions décisives pour l’évangélisation et l’avenir de l’Église, là-bas et ici.

Dans le moment même où le monde entier s’inquiétait des gigantesques incendies qui ont ravagé des parts de la forêt amazonienne, et où les grands de ce monde tentaient de se saisir de ce drame, le Synode a permis d’entendre le cri des populations elles-mêmes, le « cri des pauvres ». Car il ne s’agissait pas seulement de sauver la planète, de protéger notre maison commune, comme l’appelle le pape François, mais de comprendre que le mal qui est fait à cette terre est un mal fait aux êtres humains et vice-versa. Et ce mal-là est d’abord de nature économique et, tant pis pour les grands mots, de nature capitalistique. En ce sens encore, il concerne toute la planète.

Jamais peut-être Synode particulier n’aura autant été au bout de questions à la fois spirituelles, culturelles et économiques, et n’aura manifesté que toute question particulière dans notre « monde mondialisé » est de portée universelle.
Avec le sens des formules et les hardiesses que nous lui connaissons, notre Pape a pu dire : La tradition est la sauvegarde de l’avenir et non pas la conservation des cendres. Nous découvrirons bientôt ce qu’il aura retenu de ce Synode et ce qu’il promulguera.

Père Guy Rondepierre

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