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      Temps ordinaire... vraiment ?

Temps ordinaire... vraiment ?

Après le violet de l’Avent et le blanc des fêtes liées à la Nativité du Seigneur, nous célébrons aujourd’hui le premier dimanche « en vert » de l’année 2021...


Après le violet de l’Avent et le blanc des fêtes liées à la Nativité du Seigneur, nous célébrons aujourd’hui le premier dimanche « en vert » de l’année 2021.
On qualifie d’« ordinaire », en français, le temps qu’en latin on appelle « per annum », c’est-à-dire « au long de l’année ». J’avoue préférer ce dernier qualificatif, non par je ne sais quelle coquetterie de langage, mais parce que je vois un risque, lorsqu’on emploie le terme « ordinaire », à déprécier le temps qu’il désigne. Or, une période si longue de l’année liturgique (34 semaines tout de même) pourrait-elle être dévaluée, alors que, comme dans celles attachées aux grandes fêtes, les mêmes mystères du salut y sont célébrés - certes de manière moins solennelle.
L’usage vénérable qui fait précéder le millésime de chaque année de l’ère chrétienne des deux lettre « A. D. » (pour « Anno Domini », soit en français « en l’année du Seigneur ») est significatif : depuis que le Verbe s’est fait chair, l’éternité est venue habiter la temporalité, faisant à jamais de l’histoire humaine une « histoire sainte » au sens fort, et conférant à chaque instant de celle-ci un poids « christique » d’éternité. Quoi de plus extraordinaire ?
En outre, chaque jour du temps ordinaire, la messe est célébrée, renouvellement non-sanglant de l’unique sacrifice et du Christ et de sa victoire sur la mort, qui permet par mode sacramentel de communiquer au long des siècles les grâces méritées au Calvaire. Là encore, rien d’ordinaire, chacun en conviendra.
Enfin, si le vert est adopté dans la liturgie du temps « per annum », c’est évidemment par allusion à l’espérance qui doit y être entretenue. Cette disposition dynamique, fondée sur les promesses du Seigneur, nous met sous les yeux la perspective potentiellement imminente du glorieux retour du Christ, ainsi que les biens éternels insignes qui attendent celui qui aura été trouvé fidèle au terme de sa carrière terrestre. Pas question, dans ces conditions, d’envisager le temps « en vert » comme de (trop ?) longues pauses entre le temps de l’Epiphanie et le Carême, puis entre Pentecôte et l’Avent.
Si toutefois l’on persévérait à vouloir user de l’expression « temps ordinaire », qu’on se souvienne des paroles merveilleuses de la Petite Thérèse : « J’ai choisi l’amour du Seigneur dans chaque chose ordinaire, alors je mettrai tout mon coeur à les rendre extraordinaires ».

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