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      Savez vous bien vous confesser ?

Savez vous bien vous confesser ?

« Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. » Jn 17, 13


Un des ultimes fruits divins que nous donne à savourer ce temps de Pâques est bien la grâce de la venue de l’Esprit Saint à laquelle nous allons préparer nos coeurs durant toute cette semaine. Le maître nous l’a affirmé, nous n’allons pas rester orphelins (Jn 14, 18) et la foi de notre baptême nous invite alors à vivre sanctifiés par la présence en nos humbles coeurs de Celui qui, par son offrande à Dieu le Père, a vaincu la mort et le péché. L’Esprit Saint que nous recevrons à la Pentecôte est celui qui, venant en nous, peut nous rendre présents à Dieu parce qu’il nous rend semblables au Fils dont il procède ; de sorte qu’il est vraiment comme un pont - on l’appelle Paraclet, c’est-à-dire avocat - vers la vie divine tout entière. Méditant ainsi la fonction de l’Esprit dans l’économie que Dieu a voulu instituer entre Lui et nous, nous comprenons l’importance qu’il y a à toujours chercher à honorer Sa présence à chaque fois que nous le pouvons : que ce soit en nous-mêmes, au moyen de la relecture fréquente de nos journées, dans les oeuvres de charités individuelles ou collectives dont nous pouvons êtres témoins et surtout, fondamentalement, dans les sacrements, qui révèlent et attestent à chacun des membres de l’Eglise Son objective et mystérieuse action agissante pour la gloire de Dieu et le Salut du monde (cf. Missel Romain).

Parmi ces derniers, nous pourrions nous arrêter un peu sur le sacrement du pardon. Car si l’Esprit Saint, comme en chacun des autres sacrements, en est bien sûr le protagoniste, sa validité dépend avant tout de notre désir de le vivre ! Je veux dire par là que si c’est bien par l’Esprit que Dieu continue à nous donner Sa vie aujourd’hui, après et depuis celle de Son Fils Jésus, lorsque nous nous confessons, nous devons alors surtout chercher à dire cette présence en nous-même, celle qui nous fait connaître l’amour et la joie du Père. En effet, la confession porte bien son nom : il s’agit de confesser l’amour de Dieu, même si l’on a pu, à divers moments, passés et révolus, lui apporter par nos actes, nos oublis et certaines de nos pensées un fieffé démenti.

Ainsi, lors de notre aveu, nous pouvons certes très bien et même finement nous accuser, c’est surtout la joie de l’Esprit présente en nous-même depuis le jour de notre baptême mais heurtée qui doit être reconnue. Dès lors, pleurer sur nos fautes ne signifie pas que nous devons nous-mêmes nous lamenter sur nous-même mais bien que nous avons réussi, avec l’aide de Dieu, à pleurer de la peine même que nos égarements Lui ont infligée. Et c’est très différent !

La joie du Fils provient de l’amour qui l’unit préalablement au Père. Le sacrement de la réconciliation caractérise le moment solennel durant lequel je reconnais avoir contristé en moi-même la présence humble mais par essence victorieuse du mal et du péché qu’est l’Esprit de Jésus-Christ en ma personne. Je n’ai qu’à dire tout ce qui m’a conduit à l’ignorer, c’est-à-dire lorsqu’avec mes forces seules j’ai voulu offrir le meilleur don de moi-même tout en croyant pourtant rendre gloire à Dieu. Et si nous réfléchissons bien, tout le mal qui nous exaspère tant vient de ce faux mouvement de notre âme, où nous avons voulu être sanctifiés mais sans avoir cherché à puiser nos forces en Celui qui sanctifie ! Lorsque nous avons cherché à aller en Dieu sans le don premier du Christ qui nous l’a révélé comme Amour et Miséricorde.

Ainsi, quand nous nous confessons, il n’y a vraiment plus à se lamenter sur soi-même en répétant toujours les mêmes choses car vraiment, tout est encore en nous-même en conversion filiale vers la joie parfaite de Jésus-Christ. Il faut plutôt d’abord reconnaître le travail préalable et précis de la grâce qui me fait chaque jour avancer et même s’il m’est arrivé parfois de vouloir me sauver même en l’ignorant. Ainsi, ne confessez pas vos défauts en parlant au temps présent, comme si vous présentiez des choses lamentables car inamovibles et désespérantes, voilà bien une manière d’avouer ses fautes qui n’est pas digne de la victoire qu’a remportée Jésus sur la mort, mais confessez-vous plutôt en parlant au passé de toutes les victoires que l’Esprit a permises dans votre coeur depuis votre dernière confession et que vous voulez reconnaitre désormais avec patience, amour et… humour. Ajustez donc votre manière de vous confesser à la grâce que vous accueillez dans la foi qui seule nous sauve ! De cette manière, votre aveu sera sanctifié par une seconde grâce qui recouvrira vos fautes d’un saint et bienfaisant oubli vous laissant vraiment à la joie incommensurable de l’Esprit !

Dieu vous bénisse !
Père Jean-Baptiste Perche

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