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      Réparer les Vivants

Réparer les Vivants

Réparer les Vivants est le titre d’un film qui a été projeté cette semaine aux 3 Pierrots.


Cette oeuvre a été réalisée par Katell Quillévéré à partir du roman du même nom écrit par Maylis de Kerangal, roman qui a connu un grand succès. Audelà de ses nécessaires aspects romanesques, ce film m’est apparu comme un beau document sur le thème des greffes et des dons d’organes, ouvrant à une forte réflexion.

La coïncidence entre cette projection, jeudi, et le dimanche de la Santé célébré aujourd’hui dans nos églises, m’a paru fournir l’occasion de réfléchir aux enjeux de ces possibles transplantations pour la santé publique et, déjà, pour la santé et la vie de personnes très concrètes. Moi‐même j’ai connu plusieurs personnes ayant reçu avec succès et bonheur un don d’organe. Par contre, je ne connais personne, sinon un père donnant un rein pour son enfant (transplantation de vivant à vivant !), à qui
un organe aurait été retiré post mortem pour être greffé sur un malade. A moins que ce n’ait eu lieu sans que je ne le sache.

L’enseignement de l’Église est très clair. Le Catéchisme de l’Église catholique en témoigne (article n° 2296). Le pape Benoît XVI déclarait en 2008 : « Le don d’organes est une forme particulière de témoignage de la charité (…). Il existe, en effet, une responsabilité de l’amour et de la charité qui engage à faire de sa propre vie un don pour les autres ». Comment ne pas penser à Jésus, proclamant : « Ma vie, nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne » (Jean 10, 18) ?

La difficulté est bien sûr de donner quelque chose de soi… quand on est mort ! La loi en France demande un ’’consentement présumé’’ et le film montre combien les équipes médicales cherchent à recueillir, à défaut du consentement du défunt, celui de sa famille, à un moment ô combien dramatique pour elle.

L’enseignement de l’Église insiste sur le caractère de don que doit garder cette opération et sur l’accord des proches si celui du défunt n’a pas été clairement manifesté. Il dénonce aussi les dangers, très réels, de la marchandisation du corps humain et de la multitude des trafics possibles.

Notre corps, de lui‐même, n’est pas ’disponible’ pour les autres, même pas pour la recherche scientifique. Dans une formule bien à sa manière, Mgr Aupetit rappelle que la ’nationalisation’ du corps ne serait pas conforme à sa dignité.
A chacun de nous alors, vivant, et peut‐être heureux un jour de recevoir l’organe d’un autre qui nous aidera à vivre mieux et plus longtemps, de se positionner et de le faire savoir.

P. Guy Rondepierre

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