Paroisse de Saint-Cloud
https://paroisse-saintcloud.fr/Quand-c-est-l-amour-qui-m-y-oblige
      Quand c’est l’amour qui m’y oblige

Quand c’est l’amour qui m’y oblige

De façon générale, nous n’aimons pas être « obligés » de faire quoi que ce soit.


De façon générale, nous n’aimons pas être « obligés » de faire quoi que ce soit. Nous percevons souvent cela comme une soumission, une atteinte à notre liberté. Face à l’obligation, ce n’est pas rare d’éprouver le désir de se rebeller, de faire le contraire de ce qui nous est demandé ; histoire de rappeler aux autres et à nous-mêmes, que malgré tout, nous restons libres et insoumis.

Et nous voilà, depuis quelques jours, obligés de rester à la maison, obligés de modifier (voire suspendre) notre activité professionnelle, obligés de renoncer aux moments conviviaux partagés avec nos amis, etc. A chacun de définir son point de tolérance supportable. Mais au fur et à mesure des jours qui passent, nous nous rendons compte que ces difficultés qui nous sont imposées sont compréhensibles, vu la gravité de la situation. Au-delà de son bilan mortuaire, cette crise sanitaire laissera aussi, certainement, des traces douloureuses sur le plan social et économique. Elle marquera, sans doute, un avant et un après dans notre histoire.
Et nous, à notre échelle, nous ne pouvons rien faire d’autre pour l’arrêter, que de rester chez soi et attendre...avec les mains propres. Nous sommes condamnés au confinement, mais sommes-nous contraints de le vivre sous le signe de la frustration ?

Pas nécessairement, car les « obligations » nous les retrouvons même là où nous sommes les plus heureux ; notamment dans l’amour. Si nous regardons bien, nous reconnaîtrons que tout amour véritable est aussi rempli de contraintes. Quand nous aimons quelqu’un vraiment nous sommes souvent amenés à renoncer à notre propre volonté afin de pourvoir à ses besoins. Ceci implique parfois une certaine souffrance, voire même de la résistance, un moment de rébellion intérieure. Même si nous savons ce que nous « devons » faire, cela ne veut pas dire que c’est toujours facile, car nous serons « obligés » de renoncer à nous-mêmes. Mais, l’expérience nous montre que c’est justement en gérant avec pertinence ces moments de « crise », grands et petits, que notre amour deviendra de plus en plus fort. Le vrai amour est inexorable ; il nous impose de sortir de notre zone de confort, de donner plus que ce que nous avons parfois envie de donner, de persévérer patiemment quand nous préférerions jeter l’éponge. Mais, il nous façonne ; il nous rend de plus en plus aimable, vertueux. Et heureux.

Alors, on découvre que derrière « l’obligation » se cache souvent une chance, une opportunité de grandir en vertu. Le coronavirus nous oblige à rester chez-nous, c’est vrai, mais ce n’est pas tout. Il nous oblige aussi à passer plus de temps en famille, à relever notre tête du guidon, à être plus attentifs aux autres, surtout aux personnes âgés et/ou isolées à proximité. Il nous oblige à nous rendre compte de la fragilité de notre existence, à se concentrer sur l’essentiel, à se réjouir des petits bonheurs de chaque jour.

C’est à nous de reconnaître pendant ce temps de confinement, les lieux où l’amour nous invite à grandir. Renoncer à notre propre volonté n’est jamais simple, mais c’est plus facile à accepter quand nous nous rendons compte que c’est l’amour qui nous y oblige.

Père Richard Greenslade, curé

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.



- Diocèse de Nanterre

- Certificat de baptême

- Commission indépendante sur les abus sexuels dans l\'Eglise

- Fondation Ste Geneviève

- Radio Notre-Dame

- KTO

- Eglise de France

- Vatican News


newsletter

Lectures du jour

Saint(s) du jour