Paroisse de Saint-Cloud
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      « Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. » Is 40, (...)

« Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. » Is 40, 4

Comme j’aimerais voir davantage de chrétiens engagés dans la vie politique !


Comme j’aimerais voir davantage de chrétiens engagés dans la vie politique ! Comme j’aimerais sentir la conscience de nos élus souvent pressée par le poids de la doctrine sociale de l’Eglise ! Comme il serait bon que le débat politique national soit davantage marqué par la recherche du bien commun et son plus grand souci !

Les événements de la semaine dernière nous l’ont prouvé, l’Etat ne se préoccupe pas tellement de l’Église. Certains diront que cela va sans dire, mais cela va sans doute mieux en le disant. Nos politiques ont perdu la conscience de ce que signifie être dévot et fervent. Sans blâmer, nous ne pouvons douter qu’ils aient en eux, à leur façon, une manière de croire, c’est-à-dire de se référer à l’absolu et à une forme presque secrète et assez individuelle de transcendance, mais ils n’ont souvent plus accès par eux-mêmes au sentiment religieux qui fait entrer dans l’expérience communautaire du divin.

Pourquoi ? Par défaut d’appartenance à une communauté de foi structurée par une histoire et des traditions, certes, mais aussi à cause d’une osmose technocratique qui les berce et les amène à refuser de faire entrer toute forme de considération pour le fait religieux dans les différents champs décisionnels de l’exercice du pouvoir. Et c’est bien cet affaiblissement de la pensée qui a récemment conduit le gouvernement à édicter des règles injustes nous concernant, car comment décemment protéger quelque chose qu’on ne connaît pas et qu’on n’a jamais vraiment pensé un jour devoir connaître et protéger ?

Depuis plus d’un siècle, l’Etat est neutre en matière de religion ; mais comment l’aider afin qu’il le reste en offrant pour cela une protection digne à celles et ceux qui croient ? Voilà sans doute actuellement la problématique la plus prégnante en matière de laïcité. Jean-Paul II nous l’avait assez dit, quand la foi n’est plus présente dans l’homme, sa pensée du réel s’appauvrît car sa raison finit par s’ignorer elle-même ou par se complaire en ses seules forces, doctrines et décrets ; aujourd’hui, c’est bien le paradigme techno-scientifique dont nous a parlé François dans Laudato Si !. Mais quand elle donne sa juste place à la Foi, la raison retrouve le sens de l’homme, dont l’intellect est fait pour s’unir à Dieu dans la perception (unifiante) de Son mystérieux dessein. Et c’est bien depuis une telle hauteur que la pensée politique peut trouver force et légitimité. Cela paraît toujours paradoxal à bon nombre de nos contemporains mais c’est en cherchant personnellement Dieu que l’on parvient à mieux servir l’homme, Sa Créature en sa liberté de croire, de décider et de bien agir.

Alors je me demande si nous ne serions pas un peu timorés face à la possibilité de nous engager dans la vie de la cité. Une façon de préparer la venue du Seigneur dans la gloire ne serait-elle pas de permettre justement une plus juste prise en compte de la personne humaine au cœur de la pensée publique, de croire que ce que nous appelons la sécularisation n’est vraiment pas un phénomène inéluctable, surtout quand elle en vient à nuire au discernement politique sur le réel ? Quelques-uns d’entre nous sont déjà engagés dans la vie politique et nous devons les encourager et les porter dans la prière. Demandons-nous aussi comment, à notre manière, nous pourrions sortir sur l’agora pour éveiller, débattre et pourquoi pas, chercher à offrir un exemple d’exercice du pouvoir qui sache situer justement pour chacun la capacité de rencontrer Dieu dans de la cité de tous les hommes. Dans plusieurs semaines, nous fêterons l’Incarnation, jusqu’où voudrions-nous dès maintenant laisser la pensée du Verbe nous investir afin que l’espace public accepte plus largement que subsiste la liberté de croire et d’espérer ? Pour répondre à cette question, prions Marie, la mère du Verbe incarné, prions Saint Thomas More, fait patron des politiques par Jean-Paul II en 2000.

Belle marche vers Noël à tous !

Père Jean-Baptiste Perche

1 réaction


6 décembre 2020 08:10, par de Louvencourt Laurence

Bien d’accord avec votre beau message père Jean Baptiste !!! S’engager dans la vie politique, associative, et simplement quotidienne, oser affirmer que l’homme a besoin de vivre sa foi pour bien vivre.

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