Paroisse de Saint-Cloud
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      Pour les beaux yeux de Marie.

Pour les beaux yeux de Marie.

Aussitôt après le début de l’année scolaire et un peu avant sa fin, un mois est spécialement dédié à la Vierge Marie.


Ainsi mai répond‐il à octobre. C’est comme si l’Eglise avait voulu enchâsser de la sorte toutes nos activités académiques, professionnelles et apostoliques dans le Coeur maternel de Notre‐Dame. L’enjeu n’étant pas seulement de tout vivre sous son regard et sa protection, ce qui est déjà bien, mais qu’en outre nous nous efforcions d’entrer dans son regard.

On se fait parfois une idée assez inexacte du regard de Marie. Sans doute certaines représentations de la Mère de Dieu y ont‐elles contribué, en la munissant d’yeux douceâtres perdus dans un ciel éthéré qu’ils ne nous donnent pas vraiment envie de rejoindre un jour. Las ! Tout autre est le regard de Marie de Nazareth. Rien de mielleux en lui, mais bien du feu. Celui du Saint‐Esprit, dont cette femme est tellement pétrie que St. Maximilien Kolbe a l’audace d’affirmer qu’elle en est « comme l’incarnation ».

De fait, St. Bernard, autre chantre de la Vierge, composa un poème bien connu en l’honneur de celle‐ci, intitulé Regarde l’Etoile, dans lequel il a ces mots : « En la suivant, on ne dévie pas. Elle illumine le monde et échauffe les âmes. Elle enflamme les vertus et consume les vices ». Comment ne pas penser ici aux qualités attribuées à l’Esprit lui‐même dans l’hymne du Veni Sancte Spiritus : « dirige nos pas égarés », « lumière des coeurs », « lave nos souillures », « donne à tes fidèles tes sept dons sacrés ». Le parallèle est saisissant. Ainsi, en fixant nos yeux dans ceux de Marie, nous discernons l’Esprit Saint qui l’habite, ou pour mieux dire qui la brûle sans la consumer.

Deux choses se passent alors.

D’abord, nous sommes enclins à imiter le zèle de Marie : celui qui provient du Saint‐Esprit et que rien n’arrête. A peine fécondée par lui le jour de l’Annonciation, ne la voit‐on pas franchir ‐ « en hâte », précise St. Luc ‐ 150 km pour rallier sa cousine Elisabeth et lui prodiguer des soins ? « Finie la tranquillité de Marie dans sa petite chambre », commente non sans un certain toupet le P. François Varillon (in Jésus, méditations, ch. 2). Et l’auteur d’ajouter : « le Saint‐Esprit est une puissance qui nous jette au‐dehors. (…) Quand on le touche, immédiatement il nous renvoie à l’extérieur ».

Par surcroît, devenant familiers du regard de Marie, nous adoptons peu à peu l’acuité et la douceur du Saint‐Esprit qui y règnent. L’acuité typique de Cana, où la Vierge devine la première ce qui manque pour que la fête continue. Celle, aussi, qui fait de Marie la contemplative par excellence de son Fils, prompte à en pénétrer le mystère et les desseins.

La douceur, enfin, où le Christ puisa de si précieuses consolations sur le chemin douloureux du Calvaire. Douceur maternelle que Jésus ne garde pas pour lui seul, mais entend partager avec Jean et tous ceux qui allaient se confier à Marie à travers les âges.

Que d’avantages, donc, à puiser au regard de la Toute Pure ! Zèle, acuité, douceur… De quoi nous convaincre d’égrainer plus souvent le chapelet enfoui dans notre poche, afin que cette année soit une réussite.

P. Vincent Baumann

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