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      « Parle, Seigneur ! Ton serviteur écoute »

« Parle, Seigneur ! Ton serviteur écoute »

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  • 4 mai 2021
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Un tiers. C’est la proportion de jeunes gens que don Bosco prétendait appelés par Dieu à embrasser la vie religieuse ou sacerdotale à son époque !


Un tiers. C’est la proportion de jeunes gens que don Bosco prétendait appelés par Dieu à embrasser la vie religieuse ou sacerdotale à son époque ! On pourra trouver excessive cette estimation, et se demander d’ailleurs d’où le saint la tirait. Toutefois, puisqu’elle émane d’un homme dont le magistère a fait le « patron de la jeunesse », doué par surcroît d’un remarquable talent prophétique, on doit lui faire crédit d’une chose : c’est en masse que Dieu appelle des jeunes à la vie consacrée, aujourd’hui comme hier.

D’où vient, dans ces conditions, que les jeunes soient si peu nombreux à répondre positivement à cet appel – du moins en Occident ? C’est la question que nous devons tous nous poser, en cette 58ème journée mondiale de prière pour les vocations.

Nombreux sont les facteurs de ce recul qui tiennent à la culture contemporaine : diminution de la pratique religieuse, crise de l’engagement, etc. Ceux-ci ont été suffisamment étudiés ailleurs pour que j’aie à y revenir. On lira par exemple avec profit le livre très pertinent du P. Thierry-Dominique Humbrecht, dominicain, L’avenir des vocations (éd. Parole et silence, 2006). Ayant eu pour ma part à m’intéresser de près à cette question, lorsque j’étais en charge d’un séminaire, je voudrais évoquer un facteur assez répandu dans le cœur des jeunes catholiques : la crainte de n’être pas à la hauteur, d’être trop imparfait pour embrasser la vie consacrée.

Or, à lire les innombrables récits de vocation relatés par l’Ecriture, on se rend compte que Dieu n’appelle pas des êtres dépourvus de faiblesses, bien au contraire. Abraham, Moïse, David, ou encore les Douze ont des talents, mais sont également perclus de défauts. Il est frappant de constater que Dieu se plaît à s’entourer presque systématiquement de pauvres bougres, au CV parfois déroutant. Le Seigneur en offre l’explication, lorsqu’il refuse à saint Paul de lui retirer l’aiguillon de la chair qui le fait souffrir : « Ma grâce te suffit, car ma puissance se déploie dans la faiblesse » (2 Co 12, 9). L’Apôtre comprend là que sa faiblesse n’est en rien un obstacle à sa vocation, mais qu’elle en est au contraire comme la condition : ainsi ne pourra-t-il s’enfler d’orgueil, ainsi sera-t-il compatissant à toute misère, et surtout contraint à tout attendre du Christ. « Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort ! », s’exclame-t-il.

Il ne s’agit pas de renoncer à la perfection, puisque Jésus lui-même l’ordonne : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48). Toute vocation y tend nécessairement. Il faut seulement se souvenir que le verbe latin perficere signifie accomplir. La perfection n’est pas l’état requis pour entrer au couvent ou au séminaire, mais au contraire celui auquel on accède à mesure qu’on répond à sa vocation, s’en remettant de plus en plus au Seigneur pour qu’il transforme le plomb en or, selon des voies que lui seul connaît...

Père Vincent Baumann

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