Paroisse de Saint-Cloud
https://paroisse-saintcloud.fr/Le-soleil-au-zenith
      Le soleil au zénith

Le soleil au zénith

Loué soit Dieu de nous accorder le mois de juin, au sortir des évènements maussades de ces derniers temps !


La durée des jours, qui s’y allonge jusqu’au solstice d’été, induit à l’optimisme l’être humain. Sans qu’il en soit toujours conscient, il expérimente par ce phénomène quelque chose de la victoire de la lumière sur les ténèbres. De plus, le soleil est en principe au rendez-vous de juin, avec son lot salutaire de vitamine D - celle qui joue un rôle clé dans le bon fonctionnement du système immunitaire. Quoi de plus opportun en contexte viral ?
Pour autant, doit-on se borner à ce bénéfice naturel qu’apporte le mois de juin et n’escompter, de ces dernières semaines de l’année académique, qu’un bronzage préparatoire aux vacances, au cours desquelles le parisien (on est toujours le parisien de quelqu’un...) redoute d’exposer un corps trop pâle sur les plages estivales ?
L’abbé Guillaume de Tanoüarn, qui fut huit ans durant mon supérieur lorsque j’étais en poste à Paris, et que certains d’entre vous connaissent, a eu la bonne idée d’intituler l’un de ses livres Bronzer jusqu’à l’âme. La formule me paraît tout à fait indiquée pour résumer ce à quoi j’invite : que le bain de soleil physique ne nous fasse pas oublier les bienfaits sur notre âme d’un autre Soleil, qui s’offre à nous de manière particulière en ce même mois de juin. Car, à cet égard, la liturgie n’a pas lésiné. Dans les semaines qui viennent, en effet, de lumineuses fêtes se succèderont : la Sainte-Trinité, la Fête-Dieu, le Sacré-Cœur, la Saint-Jean-Baptiste, la Saint-Pierre-et-Saint-Paul. Autant d’occasions habituellement choisies pour célébrer en communauté premières communions, confirmations et ordinations. Autant d’opportunités pour chacun de réchauffer sa vie spirituelle peut-être un peu engourdie par la longue privation de cérémonies liturgiques. Les mystères qui y sont considérés, ou les saints qu’on y vénère, ont de quoi nous exalter. Les textes bibliques choisis pour ces fêtes sont parmi les plus somptueux du lectionnaire. Quant aux diverses oraisons, préfaces et hymnes des messes respectives, elles sont d’une rare qualité. Il suffit, pour s’en convaincre, de lire par exemple la préface de la Sainte-Trinité, joyau de l’antiquité chrétienne, ou encore la séquence de la Fête-Dieu, composée par Saint Thomas d’Aquin... Le « Prenez et mangez » ne s’applique pas qu’à l’eucharistie, à laquelle tous ont de nouveau accès ; on gagne par surcroît à faire bombance de cette délicate nourriture textuelle. Et puisque le mois de juin dans son ensemble est dédié spécialement au Cœur Sacré de Jésus, quoi de plus propice que ces quelques semaines pour (re)venir à une plus cordiale intimité avec notre Sauveur et Frère. Lui seul saura consoler et fortifier nos âmes fraîchement déconfinées.
Père Vincent Baumann

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.




- Diocèse de Nanterre

- Certificat de baptême

- Commission indépendante sur les abus sexuels dans l\'Eglise

- Fondation Ste Geneviève

- Radio Notre-Dame

- KTO

- Eglise de France

- Vatican News


newsletter

Lectures du jour

Saint(s) du jour