Paroisse de Saint-Cloud
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      La raison du malaise

La raison du malaise

D’où vient cette souffrance qu’éprouvent et manifestent de plus en plus clairement les catholiques, en France et ailleurs, de se voir interdire l’accès au culte public ?


D’où vient cette souffrance qu’éprouvent et manifestent de plus en plus clairement les catholiques, en France et ailleurs, de se voir interdire l’accès au culte public ?

On pourra invoquer le sentiment d’injustice devant un « deux poids, deux mesures » : à l’heure où la célébration de la messe avec assemblée est suspendue, transports en commun, écoles, et grandes surfaces sont autorisés pour leur part à poursuivre leurs activités. On pointera en outre leur stupeur de voir le culte public ravalé au rang des activités jugées « non-essentielles ». Ou encore la conviction qu’une telle mesure attente à une liberté fondamentale.
Tout cela a d’ailleurs étayé les récents recours portés devant le Conseil d’Etat.

Pourtant, nombreux sont les catholiques qui n’abondent pas en ce sens, considérant comme légitimes les mesures gouvernementales au regard du contexte sanitaire exceptionnel. Or, ces derniers ne pâtissent pas moins que les autres de la suspension du culte public.

Il semble donc qu’il faille chercher plus profondément la raison du malaise commun à tous. Plus profondément, c’est-à-dire dans l’essence même du catholicisme. En l’occurrence, deux de ses caractéristiques sont en jeu ici.

Le fait, d’abord, qu’il n’est pas seulement une foi, mais aussi une religion. La foi étant, pour le dire vite, l’adhésion personnelle à un certain nombre de vérités révélées par Dieu. Tandis que la religion, comme l’indique la racine latine de ce terme -le verbe religare, qui signifie relier-, implique, outre le lien de chacun à Dieu, celui des fidèles entre eux, ainsi que celui de la communauté des fidèles prise en son ensemble à Dieu. A cette aune, on comprend que le catholique ne puisse se contenter de vivre en son particulier de ses convictions, mais qu’au contraire il ait besoin de le faire en présence de ses frères.

Ensuite, si le catholicisme est, comme les autres confessions chrétiennes, focalisé sur le mystère de l’incarnation, il se distingue de celles-ci (tout comme l’orthodoxie, et l’anglicanisme dans une moindre mesure) par le fait que le contact avec l’incarnation y est vécu charnellement, via les sept sacrements que les Pères ont qualifié de « touchers du Christ ». D’où le caractère vital que revêt la réception de ceux-ci, singulièrement de l’eucharistie.

Je vous propose d’approfondir chacune de ces deux caractéristiques capitales du catholicisme, à l’occasion de deux conférences en ligne qui seront diffusées les 17 novembre et 15 décembre, en lieu et place des conférences qui auraient dû être dédiées à la Sainte Trinité dans le cadre du cycle KTChaise. Ces conférences seront préenregistrées et diffusées sur la chaîne Youtube de la paroisse, aux dates indiquées ci-dessus.

Père Vincent Baumann

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