Paroisse de Saint-Cloud
https://paroisse-saintcloud.fr/La-Vigne-et-les-sarments
      La Vigne et les sarments

La Vigne et les sarments

« Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. »


Dans l’Évangile de ce dimanche, on imagine bien Jésus et ses disciples marcher au milieu des vignes. Il me semble intéressant de regarder quelques instants le cycle de la vigne (je préviens les spécialistes, je ne pourrai pas ici reprendre toutes les étapes !).

Tout (re)commence au début du printemps, lorsque la vigne sort de son sommeil hivernal. Avec le réchauffement du sol, la sève circule à nouveau dans la plante et remonte jusqu’à l’endroit où la vigne avait été taillée pendant l’hiver, ce qui donne l’impression que la vigne pleure. Cette première étape de la vigne, les « pleurs », peut nous éclairer. Nous avons été créés pour Dieu, pour que nous ayons la vie en abondance (cf. Jn 10,10). C’est à la lumière de Pâques que nous découvrons notre vocation et notre Espérance. Nous ouvrir à cette lumière suppose de notre part une conversion et de nous reconnaître pauvres et pécheurs. C’est là le sens de la béatitude : « Heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés ».

En mars-avril vient ce qu’on appelle le débourrement. Les bourgeons apparaissent le long des sarments, et avec la température, ils finissent par se fendre, laissant apparaître une jeune pousse. La vigne nous enseigne ici que si nous voulons porter du fruit, il est nécessaire de garder un coeur ouvert, qu’il faut être « pauvre de coeur », pour reprendre encore les Béatitudes. On pourrait encore rappeler ici cet adage : « Heureux les fêlés car ils laisseront passer la lumière » !

À la fin du printemps, les bourgeons se transforment en pousses et les feuilles commencent à se développer. Par la photosynthèse, l’énergie lumineuse est convertie en énergie chimique. Si la vigne a besoin de l’exposition à la lumière du soleil ainsi que de la chaleur (et qu’elle craint le gel, d’où le drame des vignes en ce moment), il en est de même pour nous. La vigne nous rappelle ici qu’il ne faut pas oublier de bronzer régulièrement à la lumière du Seigneur, de se réchauffer à sa Parole. C’est là tout le sens de la parole de Jésus : « en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire ».

Enfin, au début de l’été a lieu la floraison, puis la nouaison (les raisins apparaissent noués au rameau) et enfin les vendanges (oui j’ai résumé ici au moins 6 étapes !).La vigne nous enseigne ici que nous sommes faits pour porter du fruit. C’est là tout le sens de cet évangile : « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit », ou encore : « Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit. »

Alors, en ce temps de Pâques, demeurons enracinés en Jésus Christ pour que, par Lui, nous puissions porter du fruit en abondance !

Père Thibaud Labesse

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.





- Diocèse de Nanterre

- Certificat de baptême

- Commission indépendante sur les abus sexuels dans l\'Eglise

- Fondation Ste Geneviève

- Radio Notre-Dame

- KTO

- Eglise de France

- Vatican News


Lectures du jour

Saint(s) du jour