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      Je crois en l’Eglise

Je crois en l’Eglise

Baisse de la pratique, chute des vocations, révélations des atrocités commises par certains clercs… Autant de facteurs qui rendent la période que nous traversons particulièrement maussade pour les catholiques que nous sommes, du moins en Occident. C’est au point que certains sont tentés de quitter le bord de l’Eglise.


Dans ce contexte, que faire ? Aussi curieux que cela puisse paraître, il semble urgent de nous rendre au désert. Non pas pour y fourrer la tête dans le sable, telle l’autruche qui cherche à se convaincre que « tout va bien ». Pas non plus pour nous y laisser séduire par les mirages d’une réforme que nous pourrions mener tambour battant, à l’aune de seuls critères humains, risquant du reste de noyer le bébé avec l’eau du bain. L’enjeu de ce passage au désert est plutôt de retrouver, loin du battage médiatique, et délaissant d’autre part les arguments d’une apologétique qui, pour être utile, a ses limites, un regard purifié sur celle qui reste pour l’éternité la bien-aimée du Seigneur, l’Eglise. Or, le carême qui vient nous offre précisément l’occasion de partir 40 jours au désert, c’est-à-dire de prendre du recul.

Albert Camus, dont on connaît pourtant l’intransigeance, dit quelque part que pour jauger honnêtement de la valeur d’une institution, on ne peut se focaliser sur ses membres les pires mais on doit d’abord considérer ceux qui furent les meilleurs, grâce à ce que leur offrit ladite institution. C’est bien ce que nous nous proposons de faire, au travers des conférences de carême de cette année : examiner ce que la vie et l’enseignement de cinq géants chrétiens nous disent de l’Eglise. Comme au sein d’une fratrie chaque enfant ressemble à sa mère, non seulement en général mais surtout par tel ou tel trait singulier, nous remarquerons que chacun des quatre premiers de ces saints mit particulièrement en exergue l’une des qualités de l’Eglise que nous confessons dans le Credo : l’unité pour Irénée de Lyon, la sainteté pour Augustin d’Hippone, la catholicité pour John-Henry Newman et l’apostolicité pour Thérèse de Lisieux. Quant à Charles de Foucauld, prochainement canonisé, on peut dire qu’il témoigna d’une manière prophétique de la manière dont l’Eglise sait accueillir ses fils prodigues. Illustration précieuse entre toutes de la miséricorde d’un Dieu qui peut purifier en profondeur chaque baptisé égaré – ce que nous sommes tous, peu ou prou –, afin de faire resplendir en lui le reflet « sans tache, ni ride, ni rien de tel », comme le dit de l’Eglise le converti du chemin de Damas.

Cinq soirées à respirer l’air vivifiant des cimes à l’école des premiers de cordée : de quoi galvaniser notre foi, raffermir notre espérance et exciter notre charité. Et éprouver à nouveau la joie d’appartenir à une telle famille.

Père Vincent Baumann

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