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      Homélie - Baptême du Christ - 13 janvier 2019 - Christian Carol

Homélie - Baptême du Christ - 13 janvier 2019 - Christian Carol


Nous fêtons aujourd’hui le baptême du Christ, qui constitue la première manifestation de sa vie publique. Méditons ensemble quelques versets.
En ce temps-là, le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ.
Les juifs attendaient le messie. Dès qu’une personne sortait un peu du lot, comme Jean-Baptiste, la question se posait : est-elle le messie ? L’attente était donc réelle chez les juifs. Et, moi, suis-je en attente d’une rencontre avec le Christ ? Suis-je en attente de son retour ?
Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.
Jean-Baptiste s’efface avant même que le Christ ne soit là. Quelle humilité ! Jean-Baptiste reconnait son immense différence avec Notre Seigneur. Jean le Baptiste est un homme. Jésus-Christ est le Sauveur. Cette différence entre eux se traduit par deux baptêmes différents.
Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. »
Le baptême de Jean était un baptême de conversion, qui se faisait dans les eaux du Jourdain. Par ce rite, on reconnaissait que l’on était marqué par le péché, que l’on voulait changer de vie, et que l’on avait besoin de Dieu pour être sauvé. Le baptême du Christ, lui, est radicalement différent. Il est dit que c’est un baptême de feu - allusion aux langues de feu qui se posent sur chacun des disciples lors de la Pentecôte. Le baptême dans le Christ permet ainsi de recevoir le Saint-Esprit.
Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi
Jésus vient se faire baptiser alors qu’il n’en a pas besoin, lui le Fils du Père qui est au Ciel. Pour se faire baptiser, Jésus descend dans l’eau ; mouvement d’abaissement, dans la logique de l’incarnation. Je dis « il descend » car la vallée du Jourdain est la plus basse du monde puisque ce fleuve rejoint la mer Morte à l’altitude de −421 m. Par cette précision, il faut comprendre que le Christ n’a pas peur de s’abaisser, d’aller au plus bas pour nous rejoindre.
Jésus priait, le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus,
L’évangéliste Luc prend soin de bien souligner ce point : Jésus prie après avoir été baptisé. C’est dans la prière qu’il accueille l’Esprit Saint, c’est dans la prière qu’il entend la voix du Père annoncer qu’il est son Fils, le Messie, le Sauveur attendu par Israël.
Et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »
Et nous, entendons-nous Dieu nous dire, dans la prière : « tu es mon fils, ma fille bien-aimés », comme Il nous le dit depuis le jour de notre baptême.
« Tu es le bien-aimé de Dieu ! » Y croyons-nous ? Cette affirmation fait-elle notre joie ? Y pensons-nous seulement ? Oui, Seigneur, je suis ton enfant bien-aimé.

Deux enseignements de ce fragment d’Evangile.

Le Christ a pris le péché des hommes.
Dans la vision des Pères de l’Eglise, en plongeant dans cette eau souillée par le péché des hommes, lui, l’agneau de Dieu, va la purifier. Et désormais, comme le Christ a béni l’eau en la purifiant, c’est avec une eau bénite que l’on baptisera. En rentrant dans cette eau souillée, le Christ va revêtir le péché de l’humanité.
Dès que j’ai écrit cette phrase, un souvenir est revenu à ma mémoire. L’été dernier, comme tous les étés, j’ai rendu visite à une amie, moniale bénédictine, qui est une grande artiste. Elle m’a offert une esquisse qui représente une Pieta. On y voit la sainte Vierge toute blanche tenant le Christ qui est dessiné avec un fusain, à grands traits noirs. Cette amie m’a tout de suite donné l’interprétation de son œuvre : la sainte Vierge n’est qu’une femme, alors que le Christ est vrai Dieu et vrai homme. C’est le Christ qui aurait dû être en blanc. Mais voilà, il est en noir car il a pris sur lui le péché des hommes.
Notre mission, à la suite du Christ.
La descente dans le Jourdain symbolise la descente du Christ au milieu de ceux qui souffrent, au milieu de cette humanité pécheresse, souffrante, qui reconnaît qu’elle a besoin de Dieu. Notre mission, à la suite du Christ, est d’être ainsi au milieu de nos frères qui ont besoin, comme nous, d’être sauvés. Nous sommes envoyés auprès d’eux pour témoigner de la miséricorde divine, avec l’assurance que nous donne l’Esprit Saint pour vivre cette mission.
Concluons
Le baptême est une nouvelle naissance. Par le baptême, nous sommes invités à renaître spirituellement.
Jésus répondit à Nicodème : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? » Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

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