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Homélie - 4ème dimanche de l’avent - 23 décembre 2018 - Christian Carol


Commençons par méditer quelques versets de l’Evangile avant d’entrevoir ce que le mystère de la Visitation peut nous apporter dans notre vie de tous les jours.

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
Marie se met en route avec hâte. Cette hâte trahit son fort désir de rejoindre Elisabeth, dont la grossesse lui a été annoncée par l’ange Gabriel. La Sainte Vierge a aussi hâte de nous rejoindre. Elle doit passer par des chemins difficiles vu son état de femme enceinte (le verset parle de région montagneuse). La Vierge Marie peut aussi nous rejoindre dans nos vies, même si nos chemins sont tortueux, montagneux.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle.
Dans le sein de sa mère, Jean-Baptiste tressaille car le Christ est là. Et moi, suis-je aussi sensible à la présence du Christ, dans la prière, dans la rencontre avec autrui ?
Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
C’est grâce au Saint-Esprit qu’Elisabeth reconnait que Marie porte le Christ. La précision « d’une voie forte » indique que l’évangéliste présente Elisabeth comme une prophétesse. La parole d’Elisabeth est donc particulièrement importante. Ce n’est pas pour rien que nous reprenons ces quelques mots dans le Je vous salue Marie.
Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.
Elisabeth reconnait, en un moment de grâce, que son enfant Jean Baptiste a été transporté de joie par cette proximité du Chris, grâce à l’action du Saint-Esprit. Et moi, ai-je coutume de demander au Saint-Esprit de m’éclairer, d’ouvrir mon cœur, mon intelligence, mon regard, mon écoute ?
Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Elisabeth reconnait la béatitude de la Vierge Marie : heureuse celle qui a cru. Peut-on dire aussi cela de nous : heureux sommes-nous car nous avons cru ?

Je voudrais maintenant illustrer ce passage de l’Evangile de Luc en vous proposant quelques exemples de la Visitation.

Commençons par Charles de Foucauld

L’ermite de Tamanrasset est peut-être la première personne à avoir compris ce que signifie vivre ce mystère de la Visitation, en l’occurrence en terre d’Islam. D’ailleurs, au monastère de Staouëli, en Algérie, où il a vécu quelque temps, il priait régulièrement devant une statue de la Visitation. La démarche est la même. La sainte Vierge porte le Christ à Elisabeth et à Jean Baptiste. Charles de Foucauld porte le Christ en Algérie.

Passons tout naturellement de Charles de Foucauld aux moines de Tibhirine

Dans une homélie de mai 1993, Christian de Chergé, prieur du monastère de Tibhirine, précise que c’est peut-être sous l’inspiration de Charles de Foucauld que les premiers moines de l’Atlas ont fait du mystère de la Visitation une fête quasiment patronale, c’est-à-dire une fête qui fait référence, qui leur permet de garder le cap.
Marie porte Jésus à Elisabeth. Les moines de Tibhirine, à la suite de Charles de Foucauld, portent le Christ en terre d’Islam. Ils portent le Christ comme la Sainte Vierge le portait , avec peu de paroles.

Deux enseignements à tirer dans notre vie de tous les jours.
Premier enseignement. Normalement, une Vierge et une vieille femme stérile ne peuvent pas enfanter. Pourtant, et la Sainte Vierge et Elisabeth vont donner la vie par la grâce du Seigneur. Ainsi, nous pouvons nous rappeler que dans les situations qui nous semblent impossibles à vivre, Dieu peut ouvrir un passage, une pâque, et combler les attentes de ceux qui continuent à espérer contre toute attente. A la suite de Marie et d’Élisabeth, osons croire que Dieu peut faire de nos vies une merveille. Même si notre vie semble stérile, même si la mort peut sembler régner, prier et garder un cœur ouvert permet à l’Esprit Saint de féconder nos vies, de leur faire porter du fruit.

Deuxième enseignement. Cette rencontre de la Visitation n’est-elle pas le prototype de toute vraie rencontre ? Car notre vocation est bien de nous porter mutuellement cette Bonne Nouvelle. Je me disais en préparant cette homélie que nous sommes tantôt Marie, tantôt Elisabeth. Tantôt nous allons vers les autres en leur apportant le Christ. Tantôt nous recevons le Christ des autres. Il ne faut jamais oublier ce double mouvement.
Ouvrons-nous à l’action du Saint-Esprit, pour connaître ce tressaillement d’allégresse qui fut celui de Jean Baptiste et de la Sainte Vierge.

Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

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