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      « Une semaine en retraite » - Dimanche 7 octobre

« Une semaine en retraite » - Dimanche 7 octobre

Notez bien ces 2 rendez-vous pour ce temps de prière avec Thérèse


Deux rendez-vous pour ce temps de prière avec Thérèse :
• Pour se mettre en marche, chaque dimanche du 7 octobre au 4 novembre, il nous sera proposé une méditation à partir d’une phrase de Sainte Thérèse, commentée par les sœurs du Carmel de Lisieux ;
• Une semaine de retraite dans la ville du 18 au 23 novembre avec :
o Un livret de prières pour accompagner chaque jour notre retraite à Saint Cloud.
o Une soirée le jeudi 22 novembre à 20h45 à Stella Matutina.

Méditation pour le dimanche 7 octobre 2018

« Je fais comme les enfants qui ne savent pas lire, je dis tout simplement au Bon Dieu ce que je veux lui dire, sans faire de belles phrases, et toujours Il me comprend... Pour moi, la prière, c’est un élan du cœur, c’est un simple regard jeté vers le Ciel, c’est un cri de reconnaissance et d’amour au sein de l’épreuve comme au sein de la joie. » (MsC, 25v)

« Très beau passage, où Thérèse répond à ceux et celles qui disent : « Je ne sais pas prier » ; moi, j’en fais partie de ces gens-là, je ne sais pas prier ! Et c’est parce que je suis tout-à-fait d’accord avec Thérèse que je me permets d’ajouter une note personnelle d’expérience à ses propos : on dit au bon Dieu ce qu’on veut, on n’a pas besoin de chercher de grandes et belles prières (Thérèse avoue que ça lui donne mal à la tête !), …
Pendant longtemps, à mon réveil, je disais : « Seigneur je te donne cette journée avec tout ce qu’elle va contenir de joies, de difficultés, d’imprévus et de prévus ». Mais ensuite, au bout d’un certain temps, je me suis dit que j’allais changer de tactique, et qu’il serait mieux de dire : « Seigneur, j’accueille tout ce que tu voudras me donner aujourd’hui, tous les événements, je les accueille d’avance ». Vous voyez la nuance : si je les donne, ça vient de moi, si je les accueille, ça vient du bon Dieu. Accueillir d’avance, c’est un peu comme si tu signes un chèque en blanc. Accueillir, c’est un verbe positif, tandis que si tu dis « J’accepte », c’est un peu différent, moi je préfère accueillir. Et le soir, j’essaierai de rendre au Seigneur ce qu’Il m’a donné dans la journée avec une « plus value ». Mais très souvent, ce qu’Il m’a donné, je l’ai cabossé, abîmé, mais ce n’est pas grave, je lui remets quand même. Et puis un jour, j’ai compris autre chose : la prière, elle aussi nous est donnée de Dieu. Puisque l’Esprit Saint est en nous, Il prie en nous, alors même la prière, j’ai à l’accueillir.

Je repense à ce jour de ma jeunesse où, devant une branche de pommier si belle, j’ai été saisie par la prière. Ce moment de contemplation, je ne l’ai pas cherché, il m’a été donné par Dieu comme un éclair qui aurait traversé mon corps pour aller au plus profond de mon être. Ce qui me fait penser à une phrase du père carme Delalande : « Le chemin le plus long est celui qui nous amène au-dedans de nous. » C’est vrai ! Très souvent, je n’arrive pas à rentrer en moi-même : l’Esprit Saint habite en nous mais on n’arrive pas à être à son écoute, à répondre à son attente, et il y a toujours des choses qui reviennent pour couper le chemin. On dit que le chemin le plus beau est celui qui nous mène à l’autre, mais le plus long c’est bien celui qui nous mène de l’extérieur à l’intérieur ! Dans l’épisode de ma branche de pommier, ce fut court, mais c’est rare ! Cette expérience assez rare me montre que je peux désirer la prière, je peux la demander, mais c’est un autre qui prie en moi, l’Esprit Saint, indépendamment de ce que je ressens… et heureusement ! Alors parfois, pour m’encourager à persévérer, il laisse échapper une petite lueur.
Dans la prière, c’est l’Esprit Saint qui fait tout alors je le laisse se débrouiller ! Quelque fois je l’aide un petit peu… Par exemple, on dit qu’il faut aussi faire prier son corps. Si je prends une attitude de prière (on peut lever la tête, les mains, se mettre à genoux, se coucher par terre, …), c’est très bien, mais j’ai beau faire prier mon corps comme je peux, si Dieu ne vient pas à ma rencontre, je n’arriverai pas là où Il est, au plus profond de mon être.
Comme cela arrive rarement, je peux dire en vérité que je ne sais pas prier. Mais Saint Augustin dit : « Ton désir, c’est ta prière. » Dans la persévérance, dans la confiance, demandons à Dieu le don de la prière. Si nous la désirons avec toutes les fibres internes de notre être alors nous serons prêts à l’accueillir ! ».

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