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      Sommes-nous des disciples-missionnaires ?

Sommes-nous des disciples-missionnaires ?

Depuis quelques décennies, nous sommes habitués dans l’Eglise à vivre des années marquées par un thème bien précis : cinquantenaire du diocèse de Nanterre, jubilé de la Miséricorde, année de la vie consacrée, année du sacerdoce, année Saint‐Paul, année de la Parole…


Depuis quelques décennies, nous sommes habitués dans l’Eglise à vivre des années marquées par un thème bien précis : cinquantenaire du diocèse de Nanterre, jubilé de la Miséricorde, année de la vie consacrée, année du sacerdoce, année Saint‐Paul,année de la Parole… La nouvelle année pastorale entamée ne sera pas consacrée à un nouveau thème qu’il nous faudrait honorer. Elle sera un peu « l’année du rien », mais certainement pas une année inutile.
En effet nous vous proposons cette année de vérifier si nous vivons en vérité notre condition de « disciple‐missionnaire » énoncée par le Pape François dans la Joie de l’Evangile (n∫564). En regardant cette expression, il est intéressant de noter le trait d’union entre le mot disciple et le mot missionnaire. On pourrait se contenter en effet d’une version confortable du christianisme en croyant lire : disciple ou missionnaire, disciple/missionnaire ; le tout serait alors de rayer la mention inutile nous laissant face à deux versions de la vie chrétienne : la version confortable de celui qui se contente résolument d’être disciple, tournant le dos à l’évangélisation et au service du prochain, la paroisse étant réduite à un prestataire de services. Ou bien le modèle missionnaire où la condition première de disciple risque d’être oubliée. Mais qu’annoncera‐t‐il s’il ne prend plus le temps d’être disciple, de nourrir sa foi ? Nous risquons fort de ressembler à une vague ONG, selon l’avertissement de François…
Lisons attentivement ce qu’écrit le Saint Père dans Evangelii Gaudium : « Tout chrétien est missionnaire dans la mesure où il a rencontré l’amour de Dieu en Jésus Christ ; nous ne disons plus que nous sommes « disciples » et « missionnaires », mais toujours que nous sommes « disciples‐missionnaires » (n°120). Autrement dit la condition même du disciple est d’être missionnaire. La dimension missionnaire ne s’ajoute pas, elle est inséparable de la rencontre du Christ vécue par le disciple. François précise : « La nouvelle évangélisation doit impliquer que chaque baptisé soit protagoniste d’une façon nouvelle. Cette conviction se transforme en un appel adressé à chaque chrétien, pour que personne ne renonce à son engagement pour l’évangélisation, car s’il a vraiment fait l’expérience de l’amour de Dieu qui le sauve, il n’a pas besoin de beaucoup de temps de préparation pour aller l’annoncer, il ne peut pas attendre d’avoir reçu beaucoup de leçons ou de longues instructions ».
Cette année ne sera donc pas « l’année du rien », mais un temps favorable pour lire notre vie paroissiale en nous demandant si nous sommes, non pas des disciples ou des missionnaires, ni des « disciples et missionnaires », mais des « disciples missionnaires ». Le trait d’union reliant ces deux termes révèle l’intensité de notre rencontre avec le Seigneur.
Je vous présente ci‐après les quatre axes que nous poursuivrons cette année. Chaque communauté est invitée à répondre à quatre questions tirées des réflexions du Cardinal Ricard, archevêque de Bordeaux :
1. Comment notre pastorale vise‐t‐elle à former des disciples, i.e. des hommes et des femmes ayant fait l’expérience d’une rencontre personnelle avec Jésus‐Christ et dont la vie a été transformée par cette rencontre ? Quels sont les moyens proposés dans notre paroisse pour nous ressourcer spirituellement ?
2. Notre vie ecclésiale est‐elle tout entière traversée par une dynamique missionnaire ? Quelle est la place de la formation à la mission et de la dimension de l’évangélisation.
3. Comment notre Eglise est‐elle une Eglise en sortie, comme le Christ va rejoindre les périphéries, là où vivent les hommes et les femmes de notre temps, en particulier les pauvres, les précaires, tous ceux et celles qui sont en souffrance ?
4. Comment favorisons‐nous la dimension fraternelle de nos communautés ? Seules les communautés fraternelles peuvent être des lieux de formation et de soutien de disciples‐missionnaires. Cela pose la question du climat de notre vie ecclésiale et de la participation effective à des petites communautés fraternelles de foi.
Ces axes seront la grille de lecture que je proposerai avec l’EAP à tous les mouvements de la paroisse.
En avant, disciples‐missionnaires !
P. Philippe Hénaff

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