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      Notre Eglise en France

Notre Eglise en France

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  • Benoît
  • 25 novembre 2017
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La dernière assemblée des évêques à Lourdes a permis de porter un regard d’ensemble sur la vie de l’Église en France. La prochaine prise de retraite du cardinal André Vingt‐Trois a donné à sa parole la force d’un témoignage, d’un bilan, d’une perspective.


Le Cardinal, dans une homélie, interrogeait : Est‐ce que nous ne passons pas du christianisme du peuple au christianisme des individus très soigneusement étiquetés, mesurés, vérifiés ? Certes la formule n’est pas très aimable pour les paroissiens que nous sommes et qui, pour beaucoup, engagent une belle part d’eux‐mêmes dans la vie de l’Eglise ! Il ne s’agit bien entendu pas de nous critiquer mais de nous interroger : où sont les autres ?

Le Christ, dit‐il encore, nous invite à déployer une plus grande ambition à l’égard du plus grand nombre, avec l’alerte que les fidèles pourraient, par leur apparence de pureté, faire reculer ceux qui se croiraient trop petits, moins dignes et dont pourtant l’Évangile nous dit qu’ils seront premiers dans le Royaume.

Notre christianisme en France est très urbain. Le cardinal Lustiger aimait dire que l’histoire avait commencé dans un jardin, le jardin d’Eden, et qu’elle s’accomplirait dans une Ville, la Jérusalem d’en haut. Le Parisien qu’il était constatait, comme beaucoup peuvent le faire, que le christianisme, en France, se développe davantage dans les métropoles et dans les milieux aisés. Nous‐mêmes, en banlieue privilégiée de Paris, nous en faisons l’expérience heureuse, mais qui doit interroger : pourquoi dans d’autres banlieues, dans des campagnes, les forces vives du christianisme sont‐elles moins présentes, peut‐être déclinantes et que fait l’Eglise pour elles ?

Une des richesses de notre Eglise est de vouloir accompagner la société dans l’ensemble de ses réflexions, de ses recherches, de ses démarches. D’où la multiplication de mouvements, de groupes, d’instances à tous niveaux. Dans son dernier éditorial intitulé « En outre », Mgr Aupetit faisait remarquer combien l’accompagnement de ces instances était lourd mais nécessaire. De là aussi, la réflexion des évêques sur une réorganisation nécessaire de leur travail commun.

On nous dit que nous sommes une Église déclinante. Elle ne cesse cependant d’avoir de l’ambition pour elle‐même et pour la société. Ce serait terrible si sa vie se réduisait au rassemblement dominical. Chrétiens, nous participons en acteurs et témoins à la société tout entière et nous avons une (ou des) parole à lui offrir. C’est une question d’espérance.

Un des thèmes abordés par nos évêques a été celui des vocations et des séminaires.
Les indications venues de Rome obligent à donner un cadre toujours plus ajusté à la
formation des prêtres, vaste chantier. Mais là aussi, y aura‐t‐il des séminaristes dans
nos séminaires ? C’est encore l’objet de notre espérance.

Des espérances à porter spécialement à l’approche de Noël.

Père Guy Rondepierre

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