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      Le sacrement des malades

Le sacrement des malades

Être malade, chacun connaît cette situation à un moment ou à l’autre de son existence.


La maladie peut atteindre le physique, le mental ou le spirituel : elle risque d’occasionner de graves souffrances, de lourds handicaps, de laisser des séquelles et même de conduire à la mort.
Parce qu’elle met l’homme en danger, elle provoque le scandale, la révolte, y compris contre Dieu que l’on rend parfois responsable !
À votre santé !
C’est un vœu que nous aimons prononcer : les malades ne sont pas seuls dans leur lutte. En observant ce que Jésus a fait et dit de la maladie et des malades, l’Église s’est mise au service de la santé, les chrétiens ont fondé des hôpitaux auxquels ils ont souvent donné le nom d’Hôtel-Dieu.

« Ce ne sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin, mais les malades. »
(Matthieu 9, 12)

La visite aux malades

Chacun, selon ses possibilités, doit prendre soin des frères atteints par la maladie.
Jésus dit :

« J’étais malade et vous m’avez visité. (…) Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt 25, 36 … 40).


Rendre visite, c’est apporter le réconfort de la présence.

Seigneur, veille sur notre frère malade,
donne-lui de discerner ce que tu attends de lui,
et la force de l’accomplir.

La maladie n’est pas une punition infligée par Dieu : Jésus s’est insurgé contre cette idée (Jn 9, 1-4). Le malade demeure une personne qui doit assumer sa vie face aux difficultés présentes et qui est apte à développer, aussi dans ces circonstances, sa vie spirituelle.
La visite aide le malade à s’ouvrir aux autres.
Pour les chrétiens, laïcs ou prêtres, ces visites à domicile ou dans le cadre d’institutions hospitalières sont des manières de vivre l’amour fraternel et de manifester la proximité de l’Église.

« Si un membre souffre,
tous les membres partagent sa souffrance. »
(1ère Lettre aux Corinthiens 12, 26)

L’onction des malades

Santé et salut sont de la même famille : santé du corps et salut de l’âme vont de pair. L’amour du Christ est pour tout l’être : les sacrements touchent aussi le corps promis à la Résurrection.
Le sacrement des malades est constitué par l’imposition des mains et l’onction du front et des mains avec l’huile bénite :

Par cette onction sainte, que le Seigneur,
vous ayant libéré de tous péchés,
vous sauve et vous relève.

Peuvent le demander ceux dont la santé est dangereusement atteinte par la maladie, la perspective d’une opération ou par la vieillesse.
Ils ont besoin de la force du Seigneur pour lutter contre le mal, pour mieux vivre une étape difficile. Il est possible de le recevoir plusieurs fois. Il arrive (mais on ne le sait que plus tard…) que ce soit « l’Extrême Onction » du baptisé.
On peut célébrer ce sacrement dans l’intimité de la chambre, dans le cadre d’une assemblée ou même dans un grand rassemblement.

« Les croyants imposeront les mains aux malades,
et les malades s’en trouveront bien. »
(Marc 16, 18)

Pour accompagner les souffrants

Une personne retenue par la maladie a la faculté de recevoir le « sacrement de pénitence et de réconciliation » (confession). La précarité est souvent l’occasion de faire le point sur son existence.
Un prêtre se rendra volontiers auprès d’elle.
Porter la communion à un malade est une manière privilégiée de lui manifester son appartenance toujours réelle à la vie de sa communauté chrétienne rassemblée le dimanche.
Ce service peut être rendu par un prêtre ou un diacre mais aussi par un laïc désigné et envoyé par le prêtre pour remplir cette mission.
Seigneur, que notre présence soit pour notre frère un signe de ton amour, et que notre prière fasse écho à la sienne.

Au mourant l’Église offre la communion en « viatique » : le Pain pour parcourir l’étape ultime.
En cas de danger de mort, tout baptisé peut recevoir l’absolution de tous ses péchés.

Que ton serviteur soit dans la paix pour s’en aller dans ton Royaume.

« Ayant lui-même souffert, le Christ peut porter secours
à ceux qui subissent l’épreuve. »
(Lettre aux Hébreux 2, 18)

Comment faire pratiquement

N’attendons pas d’être malade ou mourant pour parler de ces questions avec d’autres.
Dans beaucoup d’établissements sont organisées des Aumôneries : elles sont généralement animées par une équipe de prêtres, religieux et laïcs spécialement préparés et mandatés .
Chaque paroisse garde le souci de ses membres atteints de façon plus ou moins durable par la maladie ou le handicap. Les visites à domicile, l’entraide, la célébration des sacrements sont prévues.
La visite d’un malade par un prêtre sera toujours possible en en faisant la demande.
Les pèlerinages sont aussi des temps importants pour les malades et pour leur partage avec les bien portants. Lointains ou proches, ils sont nombreux ; Lourdes est le plus important et le plus connu.

N.B. : Lorsque les malades ne peuvent eux-mêmes faire la démarche, c’est naturellement aux proches d’assurer fidèlement le relais.

Les citations sont extraites du Rituel du Sacrement des malades.

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