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      Homélie du 2 novembre 2014 - Père Burnod

Homélie du 2 novembre 2014 - Père Burnod

Ce pourrait être une définition du chrétien : Celui qui croit en la Résurrection des morts.


C’est, en effet, une tradition très ancienne. Lorsque l’église célèbre les funérailles chrétiennes, elle a le choix entre plus de trente textes bibliques qui annoncent cette résurrection. Le livre des martyrs d’Israël nous montre les juifs prier pour les morts afin qu’ils participent à la résurrection. D’autres textes de l’AT nous parlent d’un festin auquel sont conviés tous les hommes. Et nous savons que le repas est un signe de communion.. On n’invite pas à sa table ses ennemis. Par ailleurs, le shéol était un séjour provisoire où l’on attendait le jugement. Il comprenait un espace de bonheur pour les justes et un lieu de tourments pour les pécheurs.
L’évangile de Marc nous donne une autre indication. Jésus lui-même est mort et ressuscité. Il est même le premier des ressuscités. Il apparait aux femmes qui sont venues achever les rites funéraires interrompus à cause du sabbat. Elles ont la révélation par un ange que Jésus est ressuscité. D’autres apparitions, dont nous lisons les récits particulièrement au temps de Pâques en soulignent la réalité.
La lettre de Pierre souligne que la Résurrection du Christ est le terme de notre vie qui atteint alors sa plénitude. Elle est objet de foi qui malgré un temps d’épreuves tant que nous sommes en ce monde, reçoit louange, gloire et honneur quand se révèle le salut que nous obtient le premier des ressuscités.
Alors qu’en est-il de nous ? Tôt ou tard, nous serons confrontés à notre propre mort. C’est la seule certitude des évènements futurs. La mort est la dernière étape de notre chemin et l’entrée dans la Pâques à la suite de Jésus. La liturgie nous parle d’une vie nouvelle qui vient en quelque sorte accomplir notre baptême.
Un jour, écrivait sœur Emmanuelle peu de temps avant sa mort,, je tomberai dans les bras de Jésus qui me dira : Ma chère Emmanuelle, tu as fait beaucoup de bêtises, mais tu as essayé d’aimer ; entre dans la joie de ton Seigneur. Cela vaut le coup, n’est-ce pas ? Pour moi, l’amour est plus fort que la mort. A ma mort, il ne restera plus rien de moi. Mais les personnes que j’ai aimées, cela ne meurt pas. C’est merveilleux. L’amour plus fort que la mort, j’y crois. Voilà l’essentiel de la foi chrétienne reçue des Apôtres.
Permettez-moi maintenant d’essayer de répondre à quelques questions.
Dans le Je crois en Dieu, nous disons : » Je crois en la résurrection de la chair ».Comment est-on quand on est mort ?Je ne sais. Mais je constate que Jésus, lorsqu’il apparait à ses disciples, se fait reconnaitre avec ce que certains appellent un corps spirituel dont les propriétés sont autres que celles de notre corps actuel. Dans le même Credo, nous disons que « Jésus est descendu aux enfers », il ne s’agit pas de l’enfer mais du sheol où les âmes de ceux qui sont morts avant lui, attendent la résurrection de Jésus pour entrer dans la vie.
Faut-il prier pour les morts ? A chaque messe, nous prions pour tous les défunts qui se sont endormis dans la paix du Christ et de tous les morts dont toi seul connait la foi. Donne leur la clarté de ton visage et conduit les par la résurrection à la plénitude de la vie.
Prier pour les morts, mais aussi prier les morts. Pas simplement ceux qui sont canonisés et que l’église nous propose comme modèle mais tous les saints anonymes qui ont vécu dans la discrétion l’amour de Dieu et de leurs contemporains. C’est ce qu’on appelle la communion des saints.
Enfin, que signifie l’offrande faite à l’église à l’occasion de messes pour les défunts ? Des l’origine, ces offrandes permettaient de pourvoir aux besoins de l’église. En témoignent les actes de Apôtres et la deuxième épitre aux Corinthiens.. A partir du 4ème siècle, des hommes abandonnent toute profession pour se consacrer entièrement au ministère sacerdotal. L’offrande faite est alors un geste de partage. Les offrandes faites ainsi se sont généralisées à partir du 12ème siècle. Aujourd’hui, je cite le droit de l’église : » Les fidèles qui donnent une offrande pour que la messe soit célébrée à leur intention contribuent au bien de l’église et participent par cette offrande à son soutien pour ses ministres et à ses œuvres. »
En cette journée de 2 novembre, consacrée à la prière pour les défunts, demandons leur de nous aider à vivre l’aujourd’hui de Dieu en attendant d’en vivre la plénitude au jour de notre mort.

1 réaction


3 novembre 2014 22:33, par guerin jean eudes

Merci mon père pour tout ce que vous nous avez apporte dans notre paroisse. Nous sommes partis un peu vite ainsi va la vie. Claire Anne flore et Jean Eudes vous remercie de tout cœur. A bientôt

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