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      Homélie - 5ème dimanche de Carême - 7 avril 2019 - Christian Carol

Homélie - 5ème dimanche de Carême - 7 avril 2019 - Christian Carol


« Bienheureux l’homme qui connaît sa propre faiblesse ». « Bienheureux l’homme qui connaît sa propre faiblesse ». Cette phrase surprenante est d’Isaac le Syrien, un homme qui a vécu au VIIème siècle et qui était connu pour la qualité de son enseignement.

Reprenons quelques versets de ce récit de la femme adultère et méditons-les ensemble. Ils devraient nous aider à nous reconnaître pécheur.

Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère.
Les pharisiens et les scribes sont des hommes pieux. Ils observent scrupuleusement la Loi qui règle leur vie. Or, la Loi disait que l’adultère était puni de mort par lapidation. D’après cette loi, l’homme avec qui cette femme a commis l’adultère aurait dû se trouver là, lui aussi étant condamné à mort.
Si cette femme est seule, c’est parce qu’elle représente l’infidélité du peuple élu, et au-delà l’infidélité de l’Eglise, enfin notre propre infidélité.

Ils la mettent au milieu,
Imaginons cette scène – qui s’est vraiment passée selon les spécialistes de la bible. Cette femme est au milieu de ces hommes, comme enfermée, coincée au milieu d’eux. Pour eux, elle sera toujours une femme pécheresse.
Et moi, est-ce qu’il m’arrive de considérer quelqu’un comme définitivement perdu ?

Ils disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.
Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? »
L’opposition est fortement marquée entre la Loi et Jésus. La faute de cette femme est une occasion rêvée pour les scribes et les pharisiens de mettre à l’épreuve la foi du Christ.
Le piège est redoutable. Ou le Christ continue à prêcher la miséricorde, mais alors il contredit Moïse et la Loi, ou il déclare cette femme coupable de la peine de mort, mais alors il renie son enseignement.

Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre.
Le Christ se baisse, comme pour se mettre au niveau de l’homme pécheur que nous sommes.
Le Christ écrit du doigt sur la terre. Cette expression « écrire du doigt » ne se retrouve que trois fois dans l’Ecriture, et à chaque fois il est question de la loi ou d’un jugement divin. Dans le contexte de ce récit, qu’écrit le Christ sur la terre ? Une loi nouvelle, celle de l’amour, du pardon, de la miséricorde.

Il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
La tension a dû retomber d’un coup. Le Christ sort du piège d’une manière inattendue et Il donne aux scribes et aux pharisiens l’opportunité de reconnaître leur faute et de changer de vie. De plus, l’Ecriture nous le dit, accuser l’autre, comme le font ces hommes, est une manière d’affirmer que l’on est soi-même un juste. Ces hommes ont à découvrir qu’il n’y a qu’un seul juste, le Christ.
Et moi, comment est-ce que je reçois cette parole au plus profond de moi ? Gardons-nous de répondre trop hâtivement à cette question. Si nous étions pleinement conscients de nos péchés, nous serions sans nul doute les plus miséricordieux des hommes.

Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.
Ces hommes sont partis. La rencontre en tête à tête avec le Christ peut commencer. C’est un cœur à cœur, comme dans la prière.
Il n’y a plus que Jésus et cette femme mais il est écrit « la femme toujours là au milieu ». Mais au milieu de quoi ? Peut-être que cette femme est encore enfermée dans le cercle du jugement de ces hommes, voire enfermée dans son propre jugement.
Et moi, quand je commets une faute, est-ce que j’ai tendance à me replier sur moi ou bien est-ce que je m’ouvre aisément à la miséricorde et au pardon divin ?

Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
Je ne te condamne pas, c’est-à-dire je ne te fige pas dans ton passé, dans une image que tu garderais de toi toute ta vie. Moi, le Christ, je veux te libérer de cette faute. Je veux te donner à nouveau un avenir.
C’est comme si le Christ nous disait lorsque nous nous repentons : « Va », c’est-à-dire va vers une nouvelle vie. Une vie sans péché. J’ai confiance en toi.

Concluons
Que venons-nous de faire ? En quelques minutes, en une dizaine de versets, nous sommes passés de la loi dans toute sa rigueur à la miséricorde. Il nous faudra relire et relire encore bien des fois ce récit de la femme adultère pour nous imprégner de son message.
Jésus ne justifie pas le péché, loin de là, mais il accueille la pécheresse. Il n’est pas venu condamner mais nous sauver du péché. Rappelons-nous que le mot Jésus vient du prénom hébreu Iéshua, ce qui veut dire : « Dieu sauve ».

En d’autres termes, à chaque fois que nous disons le mot « Jésus », nous disons « Dieu sauve ». A chaque fois que nous disons le mot « Jésus », nous disons « Dieu sauve ».

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